Des contraintes, diverses ont conduit à remettre à une date ultérieure la suite de notre pèlerinage vers Compostelle et ce, avec une pointe de regret. Mais faire la partie espagnole nécessite beaucoup plus de temps et de disponibilités communes . Dans l'idée l'Espagne devrait se faire en deux fois, soit en deux ans. l'objectif étant d'arriver à St Jacques évidemment, mais de terminer en allant jusqu'à l'océan via le camino Fisterra.
Le pincement est trop fort, depuis 3 ans nous avons surmonté tous les problèmes afin de réaliser une étape. Frustration?
Donc à la recherche d'un palliatif, nous envisageons de faire le chemin de Stevenson.
Une fenêtre s'ouvre entre le 6 mai et le 17 mai 2012. Nous laissons donc notre coquille et nous nous lançons dans l'aventure du chemin de Stevenson (sans âne), le Monastier sur Gazeille/ St jean du gard en 10 jours. A suivre sur ce chemin et à très bientôt sur le chemin de compostelle.

LE CHEMIN DE STEVENSON

StevensonLe projet a muri. les dates, impératives, sont du 7 mai au 17 mai 2012, un jour d'approche et 10 jours de marche. D'où le choix de démarrer du MONESTIER-SUR-GAZEILLE (départ historique du chemin de Stevenson) plutôt que du PUY-EN-VELAY. A partir de ces contraintes le recensement est fait et voici les partants pour cette nouvelle aventure : les filles d'abord : Jojo et Gilou ; les garçons : Jacquot, Christian et Armand, le petit dernier, le grand randonneur alpin. Nous sommes bien rodés maintenant et après les accords formels des partants s'ensuit la phase découpage des étapes pour avoir des étapes homogènes. Ceci fait, fin mars, la phase réservation commence et on s'aperçoit qu'il y a du monde sur le chemin ; évidemment par rapport à Compostelle l'offre est moins fournie. Donc l'adéquation découpage étapes et offre d'hébergement est tendue. Et malgré une ou deux péripéties les réservations ont été faites comme on l'espérait.
Reste la logistique d'approche : se rendre au MONESTIER-SUR-GAZEILLE depuis nos Cévennes méridionales n'est pas aisé. Après avoir parcouru dans tous les sens les horaires bus, SNCF, et autres transports, et afin d'éviter de voyager pendant 12 h pour faire 230 km, nous avons opté pour le compromis suivant: taxi pour se rendre à ALES, train ALES/LANGOGNE, et ensuite la Malle postale, service de transport sur le chemin de Stevenson, soit 4 h 30 de transport ! .

Etapes du chemin de Stevenson
Etape Date Distance Temps Dénivelés +/- Nom
Le Monestier sur Gazeille 7 mai 2012 Emmanuel Falgon 04 71 03 84 74
Le Bouchet St Nicolas 8 mai 2012 22 km 6h30 620 m/320 m La Retirade O4 71 02 57 09
Pradelles
9 mai 2012 19,5 km 6h05 250 m/360 m Brasserie de musée 04 71 00 87 88
Le Cheylard 10 mai 2012 21,5 km 6h30 350 m/360 m Refuge du Mourre 04 66 69 03 21
La Bastide
11 mai 2012 19 km 5h30 310 m/420 m La Grand halte 04 66 46 00 35
Les Alpiers
12 mai 2012 26 km 6h30 720 m/540 m Les Alpiers 04 66 48 67 19
Le Pont de Monvert 13 mai 2012 20 km 4h15 650 m/935 m Gite du chastel 06 80 21 14 10
Cocures
14 mai 2012 22 km 6h30 660 m/990 m La Lozerette 04 66 45 06 04
Gare de Cassagnas 15 mai 2012 21 km 5h40 150 m/0 Espace Stevenson 04 66 45 06 04
Pont de Burgen 16 mai 2012 21 km 4h 350 m/700 m Le Pont de Burgen 04 66 45 75 30
St Jean du Gard 17 mai 2012 17 km 4h 410 m/390 m Retour

Lundi 7 mai
Carte du Velay le rendez-vous du taxi est au village et donc Armand, Jojo et Christian, nous faisons le tour de chauffe à savoir que de la maison au village il y a environ 2 km, au passage nous récupérons Gilou et Jacquot.Abbatiale Arrivés à la gare d'ALES première surprise. le train pour LANGOGNE est annoncé avec 1 h 45 de retard, sympa pour nos correspondances !!! En désespoir de cause nous allons voir le chef de gare qui, au départ, reste très évasif, puis nous parle de moyen de substitution, c'est à dire nous rapatrier sur langogne par voie routière et, enfin, nous annonce que le train est enfin en route. 16 h nous partons d'ALES dans le train Marseille/Clermont-Ferrand, le fameux Cévenol qui grimpe jusqu'à 1100 m d'altitude. 17 h 30, nous arrivons à Langogne où nous attend La Malle postale (prévenue de notre retard) qui nous transporte jusqu'au MONESTIER-SUR-GAZEILLE. 18 h 15 nous prenons possession de notre hébergement : chez Emmanuel FALGON. Bon ! pour l'hébergement, les locaux manquent singulièrement de finition, nous verrons pour le repas. Nous partons faire une virée dans le village, histoire de boire notre première bière de la randonnée. Le MONESTIER-SUR-GAZEILLE, village qui a connu son heure de gloire au dernier ou avant dernier siècle, fait peine à voir, comme beaucoup de nos villages de France ; vestige du passé l'abbatiale, magnifique. Dans la rue principale nous croisons plusieurs fois, un randonneur qui cherche le gite où il a réservé, peu loquace le monsieur malgré la proposition d'aide que nous lui faisons. Au bar, dégustant notre bière, les piliers de comptoir locaux s'interrogent sur ce randonneur qui leur a demandé où se trouvait le gite chez Alice, inconnu des gens du village. Et voilà que nous rendant au gite pour prendre le repas du soir, nous y revoyons le fameux randonneur qui enfin a trouvé son "home". En fait il n'avait retenu comme nom du gite qu'il avait réservé que le mot Alice, en fait nom du fournisseur d'accès internet. Le repas Saucisse lentilles fut très correct.

Mardi 8 mai
Equipe La nuit fut correcte, bon ! le gite manque de finition c'est évident, mais le petit déjeuner est très copieux et bien fourni. Départ 8 h. Arrêt au marché local pour les provisions du repas de ce midi. Nous découvrons le fromage au artisous spécialité locale, fromage dont la croûte est formée par les artisous qui ne sont pas des vers mais des acariens nous dit-on ! Impressionnant ces bestioles microscopiques qui fourmillent sur la croûte. Ca y est nous sommes devant la stèle commémorative du lieu du vrai départ de STEVENSON, quoique selon quelque ancien du village le vrai départ serait plutôt du coté de la pharmacie !!!!
Un mot sur la météo : la météo à 15 jours n'était pas très optimiste sans toutefois être catastrophique, mais les premiers jours devaient être assez humides. Cependant, rien de comparable à ce qui était tombé ces derniers jours.Plateau du Velay Donc nous cheminons sur un chemin très boueux et parfois servant de ruisseau, sous un ciel gris. A l'approche de GOUDET la vue, depuis le plateau, sur la vallée de la LOIRE, est magnifique, imaginer que quelque mille km plus loin c'est la Bretagne, fait rêver. Nous traversons la Loire et mangeons un peu plus loin. Une petite bruine nous rafraichit et nous buvons un café à USSEL. Les km se font sentir, nous croisons la N88 pas très loin de COSTAROS. 16 h 30 arrivée au BOUCHET ST NICOLAS, le ciel est tristounet et le village encore plus sous ce ciel, le kilométrage réalisé semble plus proche des 25 km que des 22 km annoncés sur le topoguide et, en règle générale ce sera toujours le cas durant tout notre randonnée. Le gite La Desirade, moderne, un peu usine, c'est à dire très fonctionnel pour l'hébergeur : nous logeons dans un chambre de 6 personnes, donc nous 5 plus un colocataire. Ce dernier nous raconte sa mésaventure:Clocher de Goudet Bas reliefA St Martin de Fugeres, il aurait suivi le GR3 au lieu du GR70, et serait remonté vers le nord, traversant la Loire beaucoup plus haut et revenant sur COSTAROS via la N88, bref QUELQUES 15 km supplémentaires, mais bon il ne semblait pas excessivement fatigué mais plutôt désolé de s'être à ce point fourvoyé. Emilie la patronne est sympa et ses bières artisanales excellentes. Soins des pieds: pas trop de bobos quoique quelques prémices d'ampoules pour Armand. Excellent repas du soir. Dodo, enfin presque car cette nuit fut difficile, Jacquot ronfle très fort et le coloc exaspéré, mais fair play tout de même, s'en va dormir au salon. Puis c'est Armand qui nous fait des apnées du sommeil : impressionnant ces arrêts de respiration et ces reprises au bout de plusieurs dizaines de secondes. Bref une longue nuit !

Mercredi 9 mai
Statue en boisPetit pont La météo est plus sympa : soleil et quelques passages nuageux. LANDOS, très charmant village. Les plateaux du Velay, à 1100 m d'altitude, dont les terres sont plantées de blé, des lentilles du Puy (AOC réputée) et de pâturages, s'étendent à perte de vue. De ces plateaux émergent de petits sommets arborés. De grands bâtiments et des corps de ferme par ci par là meublent le paysage. Au loin, à l'est on distingue le Mézenc. Casse-croûte à AQUAJOL sous un ciel menaçant. Passage sous un magnifique viaduc. Longue montée jusqu'à 1260 m d'altitude. Descente sur PRADELLES, devant nous un couple avec un âne qui n'en fait qu'à sa tête. Nous apprenons que la location d'un âne peut se faire pour une durée non déterminée, c'est à dire qu'il suffit de prévenir le loueur pour que celui vienne récupérer son âne aussitôt. A PRADELLES, très grosse chaleur, et la bière à la Brasserie du Musée est très appréciée. L'accueil est très bien, la patronne, une jeune dame, est très sympathique. Nous sommes logés dans un gite très agréable et bien équipé. Ca se corse pour les pieds de certains d'entre nous et notamment ceux d'Armand dont les ampoules prolifèrent. Prairie de narcisses Soins des piedsVisite de PRADELLES, petite ville avec de très belles demeures et de vieilles ruelles, mais un peu tristounette elle aussi, sans compter la traversée du village par la RN 88 et son important trafic notamment de camions. Le repas du soir est excellent et très copieux. Une bonne nuit en perspective, boules Quiés aidant. A noter que nous découvrons une nouvelle formule de literie qui consiste à fournir aux randonneurs des draps et housses en tissé type voile d'hivernage, à jeter après usage ; nous retrouverons cela ailleurs.

Jeudi 10 mai
Carte du GevaudanLa riviereHalles de LangogneDéjeuner bien garni et du coup nous trainaillons, départ 8h45. La météo est très agréable et la descente sur LANGOGNE est sympathique, au loin le lac de NAUSSAC. Un appel de notre hôte de PRADELLES: un téléphone portable a été oublié au gîte, c'est celui de Gilou; qu'à cela ne tienne notre hôte doit descendre à LANGOGNE et rendez-vous est pris pour récupérer le bien.nous traversons l'Allier et arrivons à LANGOGNE, charmante petit ville, avec ses superbes halles. Nous faisons les couses pour deux jours car d'ici à la BASTIDE il n'y a plus de commerces. Sortie de LANGOGNE le paysage change, nous rentrons en Gévaudan. Chapelle du CheylardCasse-croûte au bord de l'eau à proximité de St Flour de Mercoire. Long cheminement dans la forêt de Mercoire avec ses hêtres magnifiques. Arrivée vers 16h45 au gite, Le refuge du Mourre, au CHEYLARD L'EVEQUE, coin assez perdu au creux d'un vallon qui semble éloigné de tout. Belle maison Et avant tout une bonne bière de production artisanale, nous est il annoncé. Ensuite l'hébergement, une chambre de cinq personnes, assez sympa. Sur le chemin, la réputation du Refuge du Mourre n'est pas terrible: le patron est un peu "bourrut", l'accueil laisserait à désirer!. Force est de désavouer cette rumeur, sans être expansif l'accueil est sympa. Armand soufre de nombreuses ampoules, et autant il en soigne et autant d'autres se déclarent chaque jour; et tous les soirs, donc percements d'ampoules et soins, l'inquiétude perce. Le repas du soir est excellent et très convivial. Un dernier regard vers la chapelle illuminée surplombant le hameau, se découpant sur le ciel sombre, avant de s'endormir.

PorteHeurtoirPetite statueCadran solaire

Vendredi 11 mai
Le LacDépart tardif, 8 h 40. Toujours dans la forêt de Mercoire, le chemin est agréable; nous longeons le petit étang appelé l'Abiorandou, magnifique lieu verdoyant sous le soleil matinal. Forêt de pins de hêtres, arbres magnifiques. château du LucNous descendons ensuite vers le LUC pour rejoindre la vallée. Nous faisons la pause de midi près du château du LUC, ruines bien restaurées et lieu magnifique aussi, avec depuis le haut de la tour, dominée par une imposante statue de la Madone, une très belle vue sur la vallée de l'Allier. Un petit café au bar du village, et nous voilà reparti pour une portion de chemin peu intéressante, car goudronnée, qui passe sur un vieux pont marquant la limite Lozère/Ardèche et nous amène à Rogleton. De là, part la variante qui va à l'ABBAYE DE NOTRE DAME DES NEIGES, où STEVENSON fit une étape, mais qui actuellement est délaissée au profit de La BASTIDE-PUYLAURENT.Fresque murale Un peu de chemin, courant avec le GR 7, puis un secteur un peu difficile car une crue a emporté la passerelle qui traversait le ruisseau et à l'alternative de se déchausser et passer par un gué reste une escalade sur le remblai de la voie ferrée proche, pour franchir le ruisseau sur le pont SNCF ; pas très marrant tout ça. bref l'enchantement du chemin matinal est terni par le tracé du chemin à l'approche de La BASTIDE-PUYLAURENT.Chevaux La chaleur nous a accablé cet après-midi et c'est avec grand plaisir que nous dégustons la bière à notre étape, l'hôtel La Grand Halte, où nous retrouvons quelques randonneurs connus depuis notre départ. Nous logeons dans une chambre à cinq lits. Une bonne douche et nous voilà faisant les courses pour demain et du shopping (!) . Cadran solaire Jojo déniche dans le magasin bazar du village un magazine de broderie en date de 2011 qu'elle recherchait et bénéficie par le fait d'une promotion. Gilou quant à elle, achète un chapeau, pour remplacer celui qu'elle a perdu en chemin ces derniers jours. Nous croisons "Alice" qui nous raconte ses péripéties, il nous dit avoir perdu ses lunettes de soleil, être passé par l'abbaye des Neiges, mais il était 13 h et tout était fermé !!!. Des parisiennes rencontrées précédemment, nous disent que suite à une avarie d'évacuation des eaux dans la partie de l'hôtel ou elles sont, elles n'ont pas pu prendre de douche ( dur dur pour des parisiennes !!!!). Il faut dire que ces demoiselles accumulent les déboires : un gite pas fameux à PRADELLES, elles ont du sortir du chemin sur l'étape d'après et aller dormir à CHAUDEYRAC, et puis l'épisode pas de douches ! Un repas qui traine en longueur et dodo, dans de beaux et vrais draps.

Samedi 12 mai
Genets en fleurDépart matinal (8 h). Une longue ascension dans la forêt de hêtre puis de sapins, la brume couvre les sommets, mais elle se dissipe très rapidement et a disparu quand nous passons au point le plus haut dénommé La Mourade: 1308 m, passage dans la forêt de Gardille et descente sur Chabalier où nous traversons encore une fois l'Allier.Voie ferrée Nous cheminons à proximité de la voie ferrée La Bastide/Mende, toujours en service, avec ses impressionnants pare neige, structures en pierres, couvrant la voie tel un tunnel posé dans les prairies. L'hiver le vent soufflant sur le plateau doit créer des congères impressionnantes. A CHASSERADES le temps menace et certains d'entre nous enfilent le poncho. Ce ne sera rien. MIRANDOL et son superbe viaduc et nous traversons le Chassezac. Après l'ESTAMPES, une sévère grimpette, et nous faisons la pause casse-croûte. Ensuite long parcours dans la forêt du Goulet, jusqu'à 1400 m. Viaduc Une piste, monotone, nous mène au village abandonné mais remarquable de SERREMEJEAN, puis nous basculons et passons à proximité de la source du Lot, insignifiant au début, le filet d'eau devient ruisseau puis prend rapidement du débit. La descente dans ce vallon étroit est très agréable.
PaysageIl est remarquable qu'en quelques heures nous ayons traversé trois rivières aux destinations très différentes: L'Allier, via la Loire, se jette à NANTES, Le Chassezac, via l'Ardèche et le Rhône aboutit du coté de MARSEILLE, et le Lot via la Garonne finit à BORDEAUX. Nous sommes bien dans le château d'eau de la France. Les ALPIERS, enfin, encore un raidillon pour gouter à l'étape. Là encore, l'accueil est parfait, et nous logeons dans une chambre à 5 lits. le repas du soir est délicieux avec des cèpes en accompagnement. De la salle à manger une immense baie découvre un panorama sur le nord de la chaine du LOZERE: époustouflant!!!

Dimanche 13 mai
Carte du Mont LozèreStèlesAprès un petit déjeuner à la hauteur de la qualité de ce gite, nous descendons sur le BLEYMARD, encore endormi. le temps est frais mais très beau. Nous prenons le ravitaillement du midi à la boulangerie. La montée jusqu'à la station du Mont Lozère est douce et agréable. Ensuite nous attaquons la montée vers le sommet du Lozère ou plus exactement le sommet des Finiels. Le Mont Lozère n'étant pas précisément défini, il s'agit d'une chaine de sommets culminants aux alentours de 1700 M d'altitude. ObelixjoLes crêtes sont dénudées et le sentier chemine sur la pelouse de montagne, il est balisé par de grandes pierres de granit, dressées verticalement, appelées Montjoies ; elles servaient de repère par temps de brouillards. A l'ancien col des Finiels, le sentier oblique à droite, et là le vent assez frais nous oblige à enfiler nos coupe-vents. AbrisLe sommets des Finiels atteint, le spectacle est fantastique, un 360° éblouissant avec ses tables d'orientations. La brume nous cache les Alpes et les Pyrénées, mais on devine les Monts du Cantal et évidemment au sud la montagne de l'Aigoual et vers l'est Bonperrier, Le Liron. Las le vent froid nous chasse du sommet. Les bucheronsLa descente, au départ, est caillouteuse, nous trouvons un coin à l'abri du vent pour casser la croute. La forêt avec ses immenses tas de bois coupés en attente au bord des pistes. Le village des Finiels. La descente sur le Pont de Montvert est magnifique, le sentier cheminant à flan de montagne entre les blocs de granits ressemblant à de grosses boules. le PONT DE MONVERT, le long du Tarn naissant mais bondissant. La chaleur est écrasante et une bonne bière parvient à nous désaltérer (une pinte de 50 cl quand même). Notre hébergement, aux gites du Chastel, se trouve un peu à l'écart du village ; nous sommes en autogestion c'est à dire le repas et petit dej sont dans le frigo. le gite est agréable et spacieux.

Lundi 14 mai
8 h 15 départ. Une belle montée vers La Cham de l'Hermet via un chemin caladé très typique, le paysage en cette matinée ensoleillée est magnifique. Le Pont de Montvert Nous croiserons plus loin des randonneurs qui, pour raccourcir le trajet, ont suivi la route et se sont privés d'un régal des yeux. Grange Une descente et puis la montée jusqu'au col de la planètes avec ses remarquables cairns en pierres de schiste. Cheminement vers le signal du Bougès. Encore un magnifique 360°. Nous faisons la pause casse croute devant ce fabuleux panorama d'où nous voyons plus précisément nos montagnes : Seranne, Pic d'Anjeau. Ensuite le col du Sapet et puis la descente vers COCURES qui est interminable, une piste en forêt, avec d'immenses "Z", trop longue et de plus, la chaleur nous accable. Cairns La récompense se trouve au débouché sur le Tarn, dans des gorges époustouflantes. Apres le pont sur le Tarn nous quittons le GR et là c'est vraiment dur pour remonter durant 900 m vers COCURES, final sur la route. MontagnesLa bière à l'arrivée est salvatrice. Nous prenons possession de nos chambres, une chambre de deux et une de trois, c'est un vrai hôtel, avec un bon lit et de vrais draps bien frais, et il est vrai que pour cette étape on casse la tirelire ; le repas du soir est délicieux, même s'il s'agit du repas du pèlerin : terrine de pelardon, magret à la crème, soufflé aux cèpes. Bref que du régal.

Mardi 15 mai
Carte des Cévennes Bedouesle petit dejeuner est évidemment excellent. Départ 8 h 15. Cheminement le long du Tarn avec de belles vues sur BEDOUES. A l'entrée de FLORAC nous laissons le Tarn et suivons le Tarnon. La traversée de FLORAC est longue, et nous faisons les courses pour midi. Nous sortons de FLORAC et traversons le Tarnon pour suivre la rive gauche de la Mimente. Quelques difficultés avec le balisage, le topoguide ne semble pas à jour sur ce secteur. De très beaux prés avec des narcisses et nous faisons la pause dans l'un d'entre eux du coté d'ARPAON. Ensuite le GR emprunte une ancienne voie ferrée, avec de belles vues sur la Mimente, mais un peu languissant sur la fin. Le temps se met au frais avec quelques nuages, et nous arrivons à l'espace Stevenson, GARE de CASSAGNAS ; Là c'est l'usine !!!. Vieux pont Rochers de FloracGilou, Jacquot, Armand sont logés dans le gite , enfin si on peut appeler cela un gite, une chambre exiguë avec huit lits superposés et un coin repas, et nous une chambre spartiate.Prés avec narcisses Là 2 anecdotes qui dénotent les différentes façons de faire le chemin de Stevenson : une équipe fait le chemin en faisant suivre deux véhicules !!! Donc au petit matin 2 randonneurs se lèvent et vont amener un véhicule à l'étape suivante puis reviennent et prennent le départ avec les autres. A l'arrivée à l'étape ils prennent le véhicule posé la bas le matin et viennent rechercher le 2eme véhicule, époustouflant. Armand, Gilou et Jacquot étaient au gite avec eux et n'ont guère dormi à cause de ce trafic. Car évidemment ces randonneurs avaient leur ravitaillement !!!
L'autre anecdote concerne un groupe qui, suite à des problèmes sur l'étape précédente, a du envisager de faire en une étape la distance de 37 km qui le séparait de St JEAN DU GARD. Une partie du groupe s'est résignée à utiliser la malle postale

Mercredi 16 mai
La voie royaleCol de la pierre plantéeApres une nuit plus ou moins bonne selon la chambre ou le gite et un bon petit déjeuner nous partons à 8 h 30. Le temps est frisquet : 4°c. Chemin agréable dans la forêt pour atteindre la proximité du plan de Fontmort, haut lieu des Camisards, et ligne de partage des eaux entre océan et méditerranée ; ensuite le sentier emprunte la fameuse route royale jusqu'au col de la pierre plantée. Cette voie fut ouverte par le surintendant BASVILLE lors des guerres de religion pour assurer et faire régner la loi dans ces contrées camisardes. Col de la pierreplantéeAu détour du chemin, descendant vers St GERMAIN DE CALBERTE, s'offre à nos yeux le SERRE DE LA CAN, complexe touristique perdu dans la montagne avec hôtel, gite et résidence de vacances, impressionnant. Nous buvons un café au bar, tenu par un monsieur aux allures de bicker et qui effectivement en est un. Arrivée à St GERMAIN DE CALBERTE, en début d'après-midi. nous sommes interpellés par le monument moderne, posé au milieu du village : ode au Cévenol. Cette statuaire nous parait incongrue voire choquante: Hommage aux cévenolsle faciès de la statue n'est pas du tout cévenol et de surcroit le cévenol est de nature pudique et n'exhibe pas facilement ses attributs comme la statue. Bref on peut imaginer le débat lors de l'annonce du projet de pose de ce monument.Cheminée Notre étape : Le PONT DE BURGEN, un site très isolé au confluent de deux vallées ; Une vieille bâtisse cévenole, le gite est rustique mais agréable. Nous sommes accueillis par un homme du cru qui fais l'accueil pour le compte de notre hôtesse, et nous sirotons une bonne bière sur la terrasse, au soleil, écoutant les potins cévenols du cru. Nous retrouvons au gite, notre randonneur solitaire "Alice". Pour le souper notre hôtesse vient cuisiner le repas et reste en notre compagnie, nous incitant à allumer le feu dans l'immense cheminée qui trône dans la salle à manger, nous offrant l'apéro au vin blanc et le café ou l'infusion.

Jeudi 17 mai
PanneauBorneL'étape ultime. A St ETIENNE VALLEE FRANCAISE nous achetons des produits locaux pour le casse-croute de midi. Et là Christian n'oublie pas la bouteille de vin traditionnelle des dimanches et jour fériés, car nous sommes le jeudi de l'Ascension. D'ordinaire c'est Bruno qui se charge de cette intendance, mais en son absence cette année nous avions zapé la tradition dimanche dernier. Toujours sur la voie royale avec ses murs de soutènement d'un coté, entailles dans le rocher de l'autre, caniveau creusé dans la roche pour canaliser les eaux, et des coupe- eaux creusés en travers du chemin et recouverts de dalles pour jeter les eaux dessous, du grand art fait main voici plus de 250 ans ! Le col St Pierre, puis la descente sur St JEAN DU GARD peu agréable. Gare Nous cassons la croute en arrivant dans la vallée. Passe un groupe de randonneurs que nous avions nommé les bordelais et que nous avons maintes fois vus sur le chemin depuis le départ. Un petit arrêt, un peu avant le terminus, au gite tenus par des amis de Gilou ; nous sirotons un café puis c'est l'arrivée à St JEAN DU GARD. Heureux d'être arrivés, relativement sains et saufs mais tout de même fatigués. Le corps a souffert mais Voltarène était là ainsi que les compeeds et autres pansements. Armand termine avec les pieds en compote et une sérieuse tendinite en haut de la cheville, conséquence probable des mauvais appuis dus aux ampoules. Mais pas de jaloux, nous avons tous nos petits bobos. Il nous apprendra plus tard que ses ennuis provenaient d'une récente mycose dont le traitement avait affaibli le derme de la peau. Robert, un de nos équipiers de Compostelle est là pour nous ramener au logis.

Rencontres

SerpentChauve-sourisLezard

Epilogue
On ne peut comparer le chemin de Stevenson à celui de Compostelle ou alors un vague rappel du tronçon Le Puy/Conques et encore. Les dénivelés sont conséquents et à priori la fatigue est plus grande. L'ambiance sur ces chemins est tout à fait différente. Sur Stevenson nous sommes en totale randonnée loisir sans évidemment avoir l'esprit pèlerin (ce qui convient très bien à Armand !!!). C'est beaucoup plus bourgeois (bobo ?). Beaucoup de randonneurs utilisent le portage des sacs. L'offre d'hébergement est plus réduite et pour les groupes il convient de réserver suffisamment à l'avance suivant probablement la saison. Globalement la qualité de nos hébergements a été bonne et à la hauteur de celle que nous avons eu précédemment sur le chemin de Compostelle ; Mais à cette qualité égale, le coût sur le chemin de Stevenson est plus élevé d'environ 14 %. Le budget prévisionnel hors transports était de 2610 Euros et le réalisé de 2450 Euros; le budget moyen réalisé est de 49 Euros par personne et par jour.
Quelques chiffres annoncés : 6000 randonneurs/an sur le chemin de Stevenson. Portage des bagages par la malle postale, en moyennes 80 sacs/jour. Tous les jours la malle postale part de St Jean du Gard et monte sur le Puy et inversement, il suffit de téléphoner pour demander le service (et le prix !)

Topoguide

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